Istanbul est sans nul doute un des hauts-lieux (si je puis dire) de la culture underground. Taggeurs, boîtes branchées, bars live... On est certain de trouver ce qu'on y cherche - et surtout ce qu'on y apporte.
Après la frayeur de mon Odyssée diplomatique, le retour à Istanbul fut triomphal, avec la ferme intention d'en profiter un maximum. Malgré les examens de fin d'année, le printemps stambouliote fut marqué par la vie de Bohême. D'autant qu'ayant du quitter mon appartement dès le 5 juin, la fin du séjour m'a fait passer du statut de sans-papier à celui de SDF, rendant mes ultimes découvertes toujours plus intenses ("Eh, j'peux crécher chez toi ce soir ? J'te paye à boire !"). Rencontres, virées nocturnes, excès... L'occasion de plonger à fond dans l'ambiance underground de Beyoglu.

"Bon les gars, on va à Machine ?"
Je ne vais pas m'étendre une fois de plus sur la folle ambiance de Taksim (voir Vie nocturne). Mais après des mois d'expérience, on commence à connaître les perles dans les innombrables boîtes et autres bars de Beyoglu. Alors, il est temps de vous décrire l'objectif ultime d'un weekend d'excès : MACHINE.
Dans le sous-sol d'un immeuble qui comporte également un bar de Hard Rock et un bar Reggae (Aydar Rock et Papillon, les bières les moins chères - coupées à l'eau - d'Istanbul), Machine explose tes tympans et pulvérise ta cage thoracique, avec de l'électro très trash et très sale. On y rencontre des gens plutôt énervés sur le coup, mais qui dans le fond ne mangent pas de pain.
Comment décrire l'endroit ? C'est une cave de quelques mètres carrés, avec une cage. Le reste c'est beaucoup de lumières et de décibels, et des coups sur la grille.

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Planète Galata
Mais surtout, c'est autour de chez moi que j'étais plongé dans cette atmosphère artistique. En tant que Croix-Roussien, habiter à Galata/Tünel sonnait comme une évidence. Ah, mon regretté petit quartier, son esprit anarchiste, ses innombrables boutiques de musique, de fringues branchées, de babioles alter-mondialistes... Et surtout les graffeurs du monde entier qui y ont laissé leur trace.

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Un exemple parmi tant d'autres, ces poings jaunes levés vers le ciel qu'on voit partout dans le quartier, attribués à un graffeur allemand.

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